DES OBJECTIFS SUPPLÉMENTAIRES En plus des objectifs fixés par l’UE, L’ULiège souhaite que chaque rénovation maximise la réutilisation des matériaux. « Les bâtiments retenus sont représentatifs de l’architecture moderniste des années 1960 et 1970, et certaines techniques de rénovation seront donc communes aux différents ouvrages », ajoute Anne‑Françoise Marique. Et comme le développement durable ne concerne pas seulement l’utilisation de l’énergie, l’Université souhaite également que les rénovations s’ancrent dans un territoire local respectant à la fois les personnes et l’environnement. « Cela implique deux choses », énumère Rudi Cloots. « Tout d’abord, tous les entrepreneurs travaillant avec l’ULiège doivent respecter des critères anti-dumping social. Ensuite, leurs cahiers des charges doivent intégrer l’utilisation de matériaux durables, en circuit court quand cela est possible. » Enfin, l’ULiège s’est également fixé des objectifs d’innovation, en faisant appel aux chercheurs de l’Université. « Ce sont des défis que l’on s’impose et qui ne figurent pas dans les critères de l’UE », pointe Rudi Cloots. « L’un des exemples consisterait, dans les bâtiments sensibles à la surchauffe, en des vitrages électrochromes, c’est-à-dire qui ont une capacité à filtrer les infrarouges en été et à les laisser passer l’hiver. Naturellement, tout cela est complexe, cela prendra sans doute la forme de petits prototypes, intégrés aux infrastructures existantes, dans une optique de développement futur. » LES BÂTIMENTS CONCERNÉS PAR LA RÉNOVATION Premier bâtiment construit sur le campus, le magasin à livres de l’architecte Vandenhove (bât. B34) va enfin bénéficier d’une nouvelle jeunesse. « Tout l’enjeu de cette rénovation est d’atteindre des performances énergétiques ambitieuses sans trahir l’architecture d’origine », précise Anne-Françoise Marique. « Malheureusement, le bâtiment est très excentré et il ne peut être relié au réseau de chaleur. Nous allons donc remplacer la chaudière au mazout par une chaudière à pellets de bois, ce qui devrait considérablement améliorer son bilan énergétique. » Les rénovations de la bibliothèque et du Décanat de la Faculté des Sciences (bât. B6b), ainsi que du bâtiment de physique nucléaire (bât. B15), pour sa partie bureau, sont également sur les rails. « L’un des gros enjeux du chantier va consister à procéder aux rénovations tout en garantissant l’accès aux étudiants, étudiantes et membres de l’Université », remarque Anne-Françoise Marique. « Cela constitue un challenge important, car il est prévu de modifier l’organisation des lieux pour rationaliser et optimiser les espaces, notamment les salles de réunion, pour de meilleures performances énergétiques. » Les amphithéâtres, situés sur le site du 20-Août, font également partie du projet : « En plus des rénovations énergétiques, les amphithéâtres doivent bénéficier d’un système de ventilation qui respecte les nouvelles normes du Règlement Général sur la Protection du Travail, en garantissant aux étudiants un air de qualité ». Enfin, la ferme expérimentale de la Faculté de Médecine Vétérinaire doit être entièrement rénovée pour accueillir un centre d’aquaculture. « À terme, le bâtiment deviendra une plateforme interuniversitaire et interdisciplinaire, autour de la thématique des organismes aquatiques d’eau douce », détaille Anne‑Françoise Marique. D’un budget total de 27 millions d’euros, le projet global de rénovation a débuté, pour les premiers ouvrages, en septembre 2023. Anne-Françoise Marique Directrice de l’Administration des Ressources Immobilières 9 | RAPPORT ANNUEL DU DÉVELOPPEMENT DURABLE À L’ULIÈGE | 2022 – 2023
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