En 2022, l’ULiège a adopté une politique environnementale afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre générés par les déplacements internationaux de la communauté universitaire. Celle-ci a été actualisée en 2025 lors de l’adoption de la Travel policy institutionnelle, en vigueur à partir du 1er janvier 2026.
Impacts environnementaux des voyages à l’étranger
En 2024, le personnel universitaire à parcouru plus de 19,7 millions de kilomètres en avion pour participer à des manifestations scientifiques, donner cours ou développer des collaborations. Ces déplacements ont approximativement généré près de 4088 tonnes de CO2, ce qui représente près de 5 % du bilan carbone de l’ULiège.

Cartographie des 9440 trajets en avion réalisés par les membres du personnel de l’ULiège en 2019.
© Marc Binard, ULiège – Geomatics, 2022
Grâce aux efforts soutenus de la communauté universitaire et aux mesures prises dans le cadre de la politique environnementale, l’impact environnemental des déplacements internationaux est en diminution. Entre 2019 et 2024, le nombre de kilomètres parcourus en avion a baissé de 24,4 %, et les émissions de GES de plus de 1500 t.CO2.éq. Cette dynamique doit se poursuivre pour respecter les objectifs ambitieux de l’ULiège vers la neutralité carbone.
Limiter le nombre de voyages en reposant les modalités de nos échanges internationaux
L’existence d’alternatives efficaces et fiables aux déplacements est essentielle pour maintenir des contacts réguliers avec les partenaires internationaux de l’ULiège, tout en réservant les voyages à l’étranger aux situations dans lesquelles la présence sur place est particulièrement utile ou indispensable à l’activité universitaire.
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Dans cette perspective, l’ULiège déploie un réseau de salles équipées avec du matériel professionnel pour la visioconférence. Complémentairement, elle modifie certains de ses processus internes pour permettre ou encourager les réunions à distance lorsque cela est pertinent.
Les membres de la communauté universitaire sont également encouragés à regrouper leurs activités lors d’une même mission, afin de réduire la fréquence des déplacements.
Choisir le mode de transport le moins polluant lorsqu’un voyage doit avoir lieu
Les membres de l’Université sont invités à choisir le mode de transport dont l’impact environnemental est le plus faible en tenant compte des objectifs et des contraintes du voyage. Le train, le bus et le covoiturage devraient être privilégiés à chaque fois que cela est possible. L’Université met également à disposition une liste des modes de transports classés selon leurs émissions , sur la base de la littérature scientifique.
En outre, les voyages en avion ne sont pas autorisés vers les destinations de la zone verte, accessibles en train via le trajet le plus rapide, depuis la gare la plus proche d’un campus jusqu’à la gare de destination, correspondances incluses :
- en moins de 8 heures dans le cas où le trajet ne nécessite pas plus d’une correspondance hors gare belge ;
- en moins de 6 heures, dans les autres cas.
Au départ des villes belges ou limitrophes, les trajets en avion ne sont dès lors pas autorisés vers les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Allemagne, la France (exc. Toulouse, Nice et Perpignan), la Suisse et l’Angleterre (exc. Édimbourg et Glasgow). Des dérogations exceptionnelles et motivées peuvent être octroyées selon une procédure définie.
Compenser les trajets en avion inévitables en contribuant à un fonds environnemental
L’Université de Liège a créé un fonds interne de soutien aux initiatives durables, alimenté par une contribution volontaire des voyageurs en avion, calculée sur la base des émissions de gaz à effet de serre de leur voyage. La contribution à ce fonds interne est volontaire et son montant est libre, mais il est conseillé de contribuer à hauteur du prix moyen de la tonne de carbone sur le marché d’échange européen.
Questions fréquentes :