2.5 Numérique responsable ULiège Le Professeur Felix Scholtes, Conseiller de la Rectrice à la Sobriété Numérique, nous rappelle que l’usage du numérique a des effets indésirables : « typiquement imperceptibles, ces effets non souhaités comprennent par exemple la [sur]consommation d’énergie et de ressources (avec production de gaz à effets de serre (cf. image ci-dessous); des effets systémiques contre-productifs comme l’effet rebond, c’est-à-dire l’augmentation de la consommation numérique et de son empreinte carbone qui suit les optimisations technologiques ; des impacts indirects, comme la potentialisation de développements non durables par des usages numériques indiscriminés ; les impacts du numérique sur la santé ; la fracture numérique ». L’ULiège, à la fois formatrice des acteurs et actrices de notre société et elle-même développeuse, pourvoyeuse et utilisatrice majeure de la technologie numérique, s’est donc engagée dans l’évaluation et l’optimisation de ses usages numériques. Depuis 2022, elle a établi une gouvernance institutionnelle du numérique responsable et, au-delà de cette ambition d’exemplarité, élargit la réflexion vers ses missions de formation et de recherche. La gouvernance numérique et l’engagement de l’Université se sont ainsi matérialisés par : • la création du poste de Conseiller à la Sobriété Numérique dans l’équipe rectorale ; • la signature de la Charte du Numérique Responsable en 2022 et l’adhésion à l’ISIT belge (Institute for Sustainable Information Technology), fournissant notamment des outils d’évaluation et d’adaptation des fonctionnements numériques institutionnels ; • la création du groupe de pilotage du numérique responsable en 2022 et sa formation par ISIT ; • la présence, dans le plan stratégique de l’enseignement numérique, des principes d’implémentation raisonnée, raisonnable, « sobre et inclusive » du numérique ; • l’introduction explicite des ambitions numériques responsables dans le plan stratégique institutionnel ; • la planification d’un nouvel audit permettant de soumettre notre fonctionnement numérique à la critique pour optimiser la gouvernance et l’infrastructure IT. Dans nos sociétés post-industrielles, les progrès numériques sont source d’espoir pour beaucoup. Or, la « révolution » numérique — phénomène complexe, fulgurant et pervasif — comporte aussi des effets non souhaités. Face à ces enjeux, l’ULiège s’engage à transformer ses pratiques et à élargir la réflexion à ses missions de formation et de recherche. Laurent Debra Adjoint à la Direction du SEGI Felix Scholtes Conseiller de la Rectrice à la Sobriété Numérique 16 | RAPPORT ANNUEL DU DÉVELOPPEMENT DURABLE À L’ULIÈGE | 2022 – 2023
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