Développement durable 2022-2023

L’IMPORTANCE DE LA MIXITÉ Les structures de décision et les postes académiques doivent atteindre une mixité raisonnable, qui tienne compte de la réalité du terrain. « Afin de rendre l’Université plus accueillante, nous devons transformer nos milieux en changeant nos attitudes. Cela signifie aussi que les hommes doivent cesser d’adopter des comportements pouvant être perçus comme intimidants ou harcelants ; il y a aussi les éléments banals et quotidiens, par exemple les commentaires sur la coiffure ou les vêtements. » Mais les institutions ont elles-mêmes des leviers à leur disposition. Ainsi, la mesure cascade permet à l’ULiège de soutenir une transformation en cours dans la répartition genrée du monde académique. « Elle consiste, par exemple lors d’une campagne de promotion, à prendre en considération le ratio hommefemme à l’échelon N pour que ce ratio soit identique à l’échelon N+1. Une fois la mixité atteinte dans un milieu, sa transformation est beaucoup plus rapide, car les minorités ont plus de poids. » Cette dernière mesure implique un changement important de mentalité de la culture scientifique à l’Université. « Nous devons donner davantage de poids à l’évaluation qualitative, qui va à l’encontre du recours massif à des critères quantitatifs actuellement en usage et qui n’évaluent la recherche qu’à l’aune de critères bibliométriques. Cela nuit à la carrière des personnes pouvant avoir des interruptions de carrière comme les femmes – ou, il faut le noter, toute personne, homme ou femme, qui serait amenée à connaître une maladie de longue durée ou l’accompagnement d’une personne dépendante ». PLUS DE PLACE AU GENRE En plus de favoriser les parcours professionnels, il est également important de laisser plus de place à un enseignement et une recherche intersectionnels. Et pour que davantage de travaux de mémoire et de thèse soient consacrés à ces questions, il est important que le corps professoral y soit lui-même sensibilisé. « Nous touchons là à un chantier important qui est celui de l’interdisciplinarité. Nous devons à tout prix encourager les échanges entre les sciences humaines et sociales et les autres sciences, dites « dures ». Car ils nourriront les réponses aux transitions actuelles qui s’imposent à nous. Par exemple, cela implique d’intégrer une dimension de sciences sociales dans un mémoire d’informatique, ou vice-versa. Et ce faisant, nous réduirons d’autant les biais qui peuvent exister dans les productions scientifiques. » Enfin, l’Université doit agir pour l’éradication des violences de genre, en commençant par s’engager clairement à reconnaître qu’elles existent et à déclarer qu’elles sont inadmissibles. « Nommer les choses, par exemple à travers une charte, possède un pouvoir puissant, car plus personne ne pourra dire ne pas savoir. Cela permettrait de consolider et de visibiliser l’action des services chargés d’aider les personnes et les mesures adoptées par l’Institution, car elles existent. Enfin, cela donnerait plus de légitimité aux victimes de ces violences qui hésitent souvent à en parler et à chercher l’aide adéquate. Agir contre la violence est une obligation morale de l’Université ; s’abstenir de le faire contribue à la perpétuation de ces violences. » Le pire ce n’est pas les remarques les pressions le malaise l’humiliation c’est que personne ne réagit. L’ULiège s’engage How about not mentioning my legs my dress my chest my walk and talking about my research instead? L’ULiège s’engage Une femme on lui parle de ses enfants. Un homme on lui parle de ses projets. L’ULiège s’engage L’ULiège Si vos blagues sexistes sont trop lourdes pour prendre cet ascenseur prière d’emprunter l’escalier. L’ULiège s’engage Il se sentait très fort tout puissant irréprochable dans son droit avant qu’un·e collègue lui demande d’arrêter. L’ULiège s’engage Il semblait impossible de faire cesser ses intimidations humiliations blagues homophobes remarques déplacées. Mais il a suffi qu’un·e collègue intervienne. L’ULiège s’engage Parfois sourire être sympa porter une robe être une femme est un comportement à risque. L’ULiège s’engage Vos blagues racistes sont insupportables dégradantes méprisantes humiliantes même si je souris. L’ULiège s’engage The worst thing is not the remarks the pressures the discomfort the humiliation is that no one reacts. L’ULiège s’engage It felt impossible to stop the intimidation humiliation homophobic jokes inappropriate remarks. But all it took was for a colleague to intervene. L’ULiège s’engage Vos blagues homophobes sont si bien trouvées si originales si drôles que je peux désormais les raconter au tribunal. L’ULiège s’engage Et si au lieu de commenter mes jambes ma robe mon décolleté ma démarche vous commentiez ma recherche ? L’ULiège s’engage L’ULiège s’engage Florence Caeymaex Conseillère de la Rectrice à l’Éthique et aux Politiques d’égalité 15 | RAPPORT ANNUEL DU DÉVELOPPEMENT DURABLE À L’ULIÈGE | 2022 – 2023

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