Échos-Semois
Vers observatoire écocitoyen, transdisciplinaire et prospectif pour penser et accompagner les coévolutions des vivants dans la vallée de la Semois
Ce projet met en place un observatoire éco-citoyen dans la vallée de la Semois. Il associe scientifiques et acteurs locaux pour étudier les interactions humains/non-humains dans une logique de gouvernance partagée et de durabilité forte.
En 2022, la Wallonie a institué deux parcs nationaux ; dans la vallée de la Semois, cette impulsion a cristallisé une coalition d’acteurs – Parc national de la Vallée de la Semois (PNVS), communes, naturalistes, scientifiques, acteurs socio-économiques, citoyens – décidée à préserver la biodiversité, promouvoir un développement territorial durable et expérimenter une gouvernance participative. Échos-Semois propose de doter ce territoire d’un observatoire écocitoyen capable de rendre visibles les co-évolutions entre humains et non-humains (forêts, rivière, faune) et d’accompagner des ajustements concrets pour cohabiter durablement. L’enjeu n’est pas une “protection stricte”, mais l’apprentissage collectif du « faire avec » des vivants mobiles et parfois controversés (castor, loup, lynx, raton laveur, sanglier), dans un paysage profondément anthropisé et marqué par des héritages éco-culturels. L’observatoire est conçu comme un tiers-collectif : un espace frontière qui relie savoirs scientifiques, pratiques de terrain et attentions sensibles, au service d’une gouvernance adaptative et de trajectoires territoriales soutenables.
Axes de recherche
Deux questions de recherche structurent le projet : (1) comment rendre visibles et négociables les dynamiques de co-évolution multi-espèces dans la vallée ; (2) comment concevoir un observatoire transdisciplinaire “écocitoyen” comme dispositif durable de co-construction, d’enquête et de soin aux relations humains/non-humains. Ces questions s’inscrivent dans l’état de l’art des gouvernances adaptatives et des multispecies studies, en appelant à des processus longs, collaboratifs et situés, qui reconnaissent la valeur des savoirs distribués et des attentions sensibles des habitants et praticiens du territoire.
Acteurs impliqués dans le projet
Le cœur du dispositif est un Observatoire écocitoyen animé par un·e post-doctorant·e et structuré autour de deux thèses interdisciplinaires, chacune co-supervisée entre sciences humaines et sciences naturelles. La démarche alterne co-construction (protocoles partagés, indicateurs, objets intermédiaires) et productions disciplinaires (analyses écologiques, historiques, ethnographiques), avec des allers-retours réguliers pour interpréter ensemble les signaux du territoire.
Promoteur principal : Dorothée Denayer – SPHERES (Sciences humaines). Coordination scientifique générale, socio-écologie, dispositifs délibératifs et co-construction des savoirs.
Simon Lhoest – TERRA / Gembloux Agro-Bio Tech (GxABT). Écologie appliquée, suivi faune-humains, protocoles de terrain et sciences participatives.
Nicolas Magain – InBioS (Biologie de l’évolution & biodiversité). Taxonomie, séquençage ADN, interfaces amateurs-experts, dispositifs de monitoring.
François Mélard – IRSS (Sociologie des sciences & humanités environnementales). Dispositifs participatifs, gouvernance, analyse des controverses et apprentissages collectifs.
Partenaire externe principal (non académique) : Fondation du Parc National de la Vallée de la Semois (PNVS) – Hélène Poncin & Nicolas Ancion. Co-pilotage stratégique, accès aux données, ancrage territorial, mobilisation des acteurs et articulation avec les dispositifs existants (comité citoyen, observatoire de la biodiversité, réseaux d’observateurs).
Échos-Semois ancre une recherche transdisciplinaire et transformative au service d’un territoire : il outille la lecture des signaux du vivant, met en discussion les co-évolutions et crée les conditions d’une gouvernance partagée capable d’apprendre, de s’ajuster et de faire territoire avec les vivants de la Semois.
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